Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /Mai /2008 08:18

Afin de mettre en place une politique de gestion des documents, le Records Manager doit remplir les missions suivantes :  

-          contrôler le recensement annuel des dossiers dans les bureaux ;

-          classer les documents et les trier en tenant compte de leur spécificité et de la théorie des trois âges ;

-          fixer les délais de conservation dans les bureaux et dans le local d'archives selon le calendrier de conservation ;

-          organiser le versement, la conservation et la communication des dossiers versés aux Archives ;

-          assurer la conservation des archives informatiques ;

-          protéger les documents confidentiels et les documents vitaux ;

-          sauvegarder la mémoire, l'histoire de l'entreprise en enregistrant des cadres ou du personnel ayant pris leur retraite.

  Voici la synthèse du rôle du Records Manager présentée schématiquement


Il existe trois types de dossiers que le Records Manager doit gérer :

 

Le Dossier Principal : C'est généralement le dossier le plus complet et le plus exhaustif comportant toutes les informations ou pièces nécessaires et suffisantes pour reconsidérer une décision.

D'un point de vue légal c'est le seul dossier juridiquement recevable en cas de contentieux. Il tient lieu d'attestation officielle des activités administratives, financières et légales de la société.

Ce dossier doit en principe être archivé.

 

Les Dossiers Secondaires : Ils se définissent comme étant les dossiers qui contiennent une partie de l'information contenue dans le dossier principal ou une copie de toute l'information contenue dans ce dernier.

Il est à remarquer que les délais de conservation concernent essentiellement les dossiers principaux. Parmi les dossiers principaux, certains peuvent être conservés en raison de leur intérêt historique, ce qui n'est pas le cas pour les dossiers secondaires qui sont généralement détruits à la fin de leur période d'activité.

 

Les Documents Essentiels (Vitaux) : Ce sont des documents vitaux pour la marche et la sécurité de l'entreprise, ils sont indispensables à son fonctionnement et assurent la continuité de ses activités à la suite d'un désastre naturel ou d'une erreur humaine. Ces documents sont de trois catégories, ceux qui permettent à l'organisme de faire respecter ses droits, ceux qui l'autorisent à remplir ses obligations et, ceux qui assurent la reprise de ses activités. Pour ce type de documents il faut : 

-          prévoir une conservation spécifique qui soit efficace et rentable ;

-          faire une copie et la conserver dans un lieu différent de l'original ;

-          tenir à jour une liste par entité administrative.

Ils représentent 2 à 5 % de la masse documentaire produite par une organisation. Il faut retenir que la meilleure protection pour les documents essentiels reste la prévention.

@Josich MBUMBA 

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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /Mai /2008 09:59

Aux temps les plus reculés, la tradition orale régulait les opérations de stockage et de transmission de l’information, du savoir et de la connaissance. Cette régulation se manifestait par la transcription des messages, des images et de l’écriture sur la pierre, le bois, le papyrus, le parchemin, etc. dans le souci d’assurer à l’information sa pérennité par la conservation contre le recopiage, le vol et la destruction, en utilisant les grottes pour lieu de préservation.

 

L’origine de la science de l’information remonte de l’émergence de la bibliothéconomie (l’art d’organiser et d’administrer une bibliothèque), en tant que discipline à qui on reconnaît des préoccupations précises depuis le 17ème siècle.

           

Etant donné l’accélération de la production des documents, la bibliothéconomie a consisté à collecter, à organiser et à conserver les documents dans un lieu précis appelé bibliothèque pour l’organisation, la préservation et l’usage de l’enregistrement de l’écrit  humain. Cette dernière était donc la principale organisation considérée comme institution sociale, culturelle et éducative pour toutes les civilisations humaines et tous les temps.

 

Par la suite, la bibliothéconomie a évolué pour intégrer la communication des documents. D’où l’utilisation en 1908 par Paul Otlet et Henri Lafontaine du terme « documentation », même s’il ne s’est imposé en tant que concept qu’après la deuxième guerre mondiale, à travers la création des périodiques spécialisés.

 

En dépit de cela, de grandes similitudes existaient encore, à la fin des années 1950, entre deux domaines, car on confondait les organismes (bibliothèque/centre de documentation) ; les techniques (bibliothéconomie/documentation) et les professionnels (bibliothécaire/documentaliste). Cette confusion allait se répercuter sur les professionnels de l’information de l’époque qui avaient de la difficulté à choisir entre les groupements professionnels chargés de les représenter.

 

La fin des années 1950 a été marquée par un certain nombre de changements qui ont été déterminants dans le sens de la distinction, il s’agit notamment de l’usage de l’outil informatique dans le traitement des données ; du développement de l’Information Scientifique et Technique (IST) et enfin de l’hégémonie de ce phénomène appelé invariablement « explosion de l’information » ou « explosion de la documentation ».

 

Peu à peu, la documentation commençait à s’occuper exclusivement de l’Information Scientifique et Technique et de s’orienter vers l’idée d’informer plutôt que d’offrir un document. La pratique et les techniques de la documentation s’affirmèrent réellement avec l’exigence d’actualité et d’exhaustivité de l’information à fournir et l’orientation vers la recherche et la diffusion plutôt que vers la collecte et le stockage, fonctions collées jusqu’alors à la bibliothéconomie.

 

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont ainsi conduit :

·  à une transformation des pratiques de gestion de stocks de documents et d’information : les fichiers manuels se transforment en fichiers informatisés, en banques de données, etc. ;

·  à la législation et la gestion électronique des documents qui amènent à une véritable ingénierie informationnelle ;

·  au besoin d’être tenus correctement informés qui devient une nécessité vitale de toutes les catégories d’utilisateurs, notamment des entrepreneurs, des chercheurs, etc.

 

Ceci a engendré de nouvelles pratiques professionnelles, entre autres :

·  la veille stratégique qui consiste à surveiller l’environnement externe de l’entreprise par le service d’information afin de recueillir l’information nécessaire à la prise des décisions stratégiques et aux actions au sein de toute organisation ;

·  la veille technologique qui consiste à observer l’environnement technologique et suivre les évolutions qu’il subit afin de dégager les opportunités et les menaces qu’il offre et que le service d’information doit prendre en considération ;

·  la veille concurrentielle qui consiste à suivre de prêt et de manière systématique les concurrents réels et potentiels du service d’information, leur expansion dans le temps et dans l’espace, leurs produits, leurs services, leurs innovations, etc. ;

·  la veille commerciale qui, pour rationaliser les achats et ventes, consiste à suivre les marchés de matières premières, la situation des circuits commerciaux, etc.

Bref, l’intelligence économique, qui est une démarche globale qui vise à inclure tous les types de veille en une approche globale permettant non seulement de surveiller mais aussi de prévoir toutes les menaces et opportunités relatives au contexte concurrentiel, juridique, technologique, commercial, sociétal, etc. de l’organisation.

 

Etant donné ces nouvelles pratiques, le professionnel de l’information est tenu de :

·  savoir et pouvoir maîtriser l’information de veille, de découverte, d’innovation et d’ouverture sur le monde ;

·  savoir et pouvoir développer et exploiter l’information utile qui rend possible l’activité quotidienne des individus, des centres et des laboratoires de recherche, des entreprises, etc. ;

·  valoriser l’information auto produite, tenir compte de l’information vivante, de l’information de communication, etc. ;

·  raisonner en terme de différentiation fonctionnelle multidimensionnelle et donc de richesse d’intervention potentielle avec autant de compétences spécifiques à développer.

 

D’où l’utilisation de la discipline « science de l’information » qui a pour objet d’assurer la gestion de l’information (quel que soit le support et quelle que soit la discipline) et de la connaissance (dans les entreprises et sur l’usager), et concerne les phénomènes et les propriétés des systèmes de communication.

    

@Josich MBUMBA   

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  • Josich MBUMBA
  • L'informatique au service des archives
  • Lauréat du Cycle Supérieur ESI-2008 Rabat, Royaume du Maroc

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